J'ai longtemps cherché comment commencer cet article. Et puis non.
Je ne suis pas morte, rassurez-vous, ni sur le point de l'être. C'est juste qu'il paraît qu'on écrit jamais aussi bien que lorsqu'on est malheureux. Donc je n'ai rien à écrire. Je  n'ai rien à ajouter. Et je ne pensais pas pouvoir dire ça un jour mais je crois qu'il me rend...heureuse.  #MerciMonsieurleManager.

Dimanche 15 janvier 2012 à 3:35

Je suis en période de partiels. Encore. Je suis en vacances d'été dans une semaine. Je suis perdue. Je suis heureuse. Je suis angoissée. J'ai peur. Je devrais réviser, mais comme d'habitude je ne le fais pas, ou peu, ou mal. Je devrais faire les courses, parce que mon alimentation n'est pas très équilibrée en ce moment. Je devrais écrire. J'ai passé la moitié de mes épreuves. Ma relation avec ma mère s'est dégradée, le rideau est tombé et je sais que plus rien ne sera comme avant. Je suis plus sociable aussi. Je travaille au Quick depuis plus d'un mois maintenant, et tout a changé. C'est ça. Tout change en ce moment. Je ne sais pas pourquoi et je n'ai aucune idée de l'endroit où ça va me mener. Je fais des rencontres. Je fais des cadeaux de Noël cette année, ce qui fait que maintenant, je suis pauvre. Je croise des gens tout à fait par hasard dans la rue, et je suis sincèrement contente de les retrouver. J'aime aller boire quelque chose dans un bar avec des amis. Amis que j'arrive à faire rire, parfois. J'aimerais augmenter mon contrat, quand je ne serai plus en période d'essai. Mais je suppose qu'en dépit de mon incompétence chronique, le fait que le directeur veuille me rajouter des heures et me demande de passer la visite médicale est un bon signe. J'espère. Même si je suis malade d'angoisse avant d'y retourner tous les week end, je crois que j'aime vraiment travailler là-bas. Ou travailler tout court. C'est juste que j'aimerais être un peu plus douée pour ce que je fais. Je ne regrette rien, au final. Et je ne regrette personne. Je crois que c'est fini. Une nouvelle aire, tout ça. J'aime écrire un article sans aucune logique, avec tout ce qui me passe par la tête. Je voulais parler d'Intouchables, que je suis allée voir hier. Que j'ai failli ne pas aller voir d'ailleurs. Parce que tout le monde y va, et que je déteste suivre le mouvement et surtout parce que c'est un film français. J'ai une aversion profonde pour le "cinéma" français. Mais j'y suis allée. Et ça aurait été dommage de passer à côté. C'était agréable, léger, drôle et touchant. Je suis restée pour la musique au piano, à la fin. J'ai acheté un Fuel for Life (Diesel) à un prix exorbitant, juste parce que pour une fois, j'avais envie d'être une vraie fille. Je sors plus souvent, ne serait-ce que pour me promener en ville. J'ai fais mes premières lessives à la laverie, pour éviter d'aller chez ma mère, et ça coûte cher. Mes mains sont dans un sale état à cause du travail; et je passe pour une fille bizarre parce que j'aime faire les fermetures plonge. Je pourrais presque croire que je me sens mieux. J'ai découvert, et je suis tombée amoureuse de Nicolas Bedos. Et j'aime toujours autant Stéphane Guillon. Moi, Lucifer a été une grosse déception littéraire. Et j'ai peur. Tellement peur. Tu sais, cette peur qui te saisit le ventre, et qui ne te lâche plus. Et pourtant, je n'ai jamais été aussi...bien? Comme à chaque fois en période de partiels, mon appartement donne l'impression d'avoir subit une attaque d'intrus qui ne font pas la vaisselle et qui aiment entasser des vêtements un peu partout. Le fait que je doive étendre mon linge un peu partout dans l'appartement pour le faire sécher n'arrange rien. Un jour, je le jure, j'investirai dans un étendoir et dans une table à repasser. Je pourrais encore raconter d'autres choses insignifiantes, dans un ordre approximatif, comme maintenant. Mais je devrais sans douter aller me coucher. Au fait, je suis en couple.


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Mercredi 14 décembre 2011 à 0:41

 Ca risque de vous surprendre, mais mon physique de rêve et mon charisme extraordinaire ne m'ont pas vraiment permis de m'épanouir dans une relation sentimentale merveilleuse et partagée. Les mauvaises langues diront que cette pauvreté est bien évidemment due à une absence chronique de modestie. Oh ça va. Humour. J'ai souvent été seule, et je sais très bien pourquoi. En plus de la sélection biologique, cette salope (oui, je suis vulgaire, oui, ET?), y'a le facteur aptitude-aux-relations-humaines. Arrêtez de rire, mécréants. Je n'ai donc pas besoin de vous expliquer que j'ai toujours eu un sérieux problème avec ce concept. Et comme je pars du principe que le plus logique, quand on te parle, est de répondre ce que tu penses vraiment et pas ce que tu sais que les autres ont envie d'entendre, ça ne facilite pas les choses. En gros, j'ai envie de savoir que si on m'apprécie, ce n'est pas parce que je suis une hypocrite surdouée, mais parce que mon caractère un peu étrange dégage finalement un peu de charme. Call me crazy. J'ai un sale caractère, un humour noir et spécial, un cynisme et un pessimisme à toute épreuve, une crinière de cheveux indomptables, une absence chronique et totale de confiance en moi, un fabuleux don d'empathie, une certaine maturité, un manque de conversation embarrassant mais une aptitude assez rare à écouter qui se manifeste par période; mais au fond, je garde l'espoir fou qu'un jour, on pourra m'aimer pour ça. Pardon, qu'IL pourra m'aimer pour ça (IL étant une donnée variable et indéfinissable, une équation qui n'a pas encore de solution, une inconnue, et oui je fais des métaphores mathématiques). En gros, un IL, mais je ne sais pas encore qui. Travailler depuis deux semaines m'a obligée à rencontrer des gens et à tester une idée folle que j'avais envie de mettre en pratique depuis longtemps; être naturelle. Je sais, c'est dingue. Je voulais voir si en ne réfléchissant pas à ce que je répondais, en étant spontanée dès le début, et pas après des années, si je me montrais telle qu'elle et pas sous le voile du je-réponds-ça-parce-que-les-gens-normaux-répondent-ça, on allait m'apprécier ou m'étaler la face sur le grill pour me faire taire. Autant vous dire qu'au début, l'expérience n'était pas réellement concluante; passer de l'état où l'on réfléchis à tout ce que l'on va dire à un modèle de spontanéité, chez moi, ça a donné un mutisme absolu, des joues rouges et des bégaiements dans mes grands moments. Si. Mon sourire colgate a été ma bouée de sauvetage. Je passais pour une débile, certes, mais pour une débile SOURIANTE. Et je vous assure que la nuance est importante. Et puis, c'est devenu plus simple. Ils ont commencé à comprendre qu'il m'arrivait de parler. Certains ont même trouvé que j'étais "drôle". Pour en revenir à l'équation du IL, puisque c'est notamment dans ce domaine que je voulais faire des efforts (bah ouais, c'est pas parce que j'ai pas de coeur que j'ai envie de finir ma vie vieille fille, sans chats parce que je déteste ces sales bêtes). Il se peut donc que...ah ouais non. J'vous avais prévenus que je ne pourrais pas vous dire grand chose, maintenant. Pourtant, j'en avais envie. Je voulais vous parler du fait que j'avais rencontré un nouveau IL, fort sympathique, sur qui j'ai testé le "soyons naturel juste pour voir". Tout ce que je peux vous dire, puisque je sens bien que vous en mourrez d'envie, c'est que ça a relativement bien marché, pour l'instant. Si le coeur m'en dit (que j'aime ressortir les vieilles expressions ignobles), p't'être même que je ferai un article mot-de-passé pour me souvenir de moments assez mémorables. Vous n'avez rien compris? C'est fait exprèèèès.


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Jeudi 24 novembre 2011 à 0:22

Je sais que vous êtes tristes et que vous vous sentez abandonnés. Je sais tout ça. Mais je ne trouve plus le courage de vous raconter ma vie. Premièrement, parce que c'est pas vraiment une vie. Ensuite, parce que quand je commence à vous raconter un truc, je me sens incroyablement stupide. Du genre "Mais-bordel-de-merde-pourquoi-je-raconte-des-détails-intimes-de-ma-vie-sur-internet?". J'vous aime bien hein. Mais pour la plupart je ne vous "connais" pas au sens strict du terme. Alors parfois, je me dis que le fait que vous en sachiez plus sur moi que des amis que je fréquente depuis 4 ans, c'est bizarre. Après, il y a ceux d'entre vous avec qui j'échange des messages/commentaires/pigeons voyageurs, de temps en temps et les gens trop biens rencontrés ici. Mais il y a les autres. Ceux qui je ne connais pas du tout, ceux qui passent ici par hasard, et qui apprennent une partie très personnelle de ma vie juste parce que mon égocentrisme m'a poussée à déborder d'auto-suffisance internet. Puis j'me dis qu'un jour, quelqu'un qui a la joie de me 'connaître' irl (In Real Life, bande d'incultes) va finir par atterrir malencontreusement ici. Mais si, ça vous arrive tous les jours. P't'être même que quelqu'un que je connais l'a déjà trouvé, mais qu'il n'a rien dit, parce que c'est bien plus drôle de pouvoir espionner les gens en cachette. Non, je n'ai pas l'esprit tordu. Podutou. C'est simplement que je ferais exactement ce genre de trucs, moi. Si j'apprenais qu'un proche entretenait un blog de ce genre, je vous garantie que je garderais ça secret pour pouvoir zieuter ses pensées intimes et tout ce qu'elle n'ose pas me dire. Je suis un monstre sans aucune morale. Malgré la tournure que prend cet article, je ne vais pas me séparer de ce blog. Arrêtez de pleurer svouplait. Je vais juste faire plus attention à ce que j'y raconte. Ce sera juste un peu moins personnel, mais toujours aussi indigne d'intérêt, je vous rassure. Je pourrai par exemple vous parler de ma première expérience professionnelle, mais pas de ce (nouveau) garçon qui me plaît. J'pourrai vous parler faits platoniques, mais pas sentiments (de toute façon j'en ai pas, j'vous emmerde, je suis un monstre au coeur de pierre, bordel). J'pourrai vous raconter certains événements palpitants de mes journées en pyjama, au lit, à me dire que je devrais travailler et à ne pas le faire, mais en aucun cas je ne pourrai vous expliquer qu'il...ah ouais non, je ne peux pas vous le dire. Vous ne saurez rien de la plupart des mes psychoses. Quoique Ou alors en termes tellement flous que vous serez incapables de faire le lien avec des faits concrets si vous me connaissez. Tout ce que je ne peux pas laisser à la vue de n'importe quel chaland, peut-être que je le cacherai sous un mot de passe. Et encore. N'oublions pas que je suis paranoïaque.  


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Donc si, toi là, derrière ton ordinateur, tu me connais, si tu viens ici régulièrement parce que dans la vraie vie, je ne te parle pas/plus, que tu éprouves une curiosité malsaine à mon égard, ou qu'on est proche et que tu préfères venir m'espionner ici sans me le dire parce que c'est tellement plus drôle, tu peux aller te faire foutre. Vraiment. Mais si, j'insiste.

Mardi 22 novembre 2011 à 15:28

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Jeudi 10 novembre 2011 à 9:57

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