Je ne sais pas si certain(e)s d'entre vous ont déjà tenté l'expérience, mais sortir avec l'un de ses collègues est loin d'être aussi nocif qu'on veut bien nous le faire croire. D'accord, certaines règles d'or veulent qu'il soit fortement déconseillé de sortir avec un pote de son frère/collègue/camarade/ex/ou autre monstruosité. Dans la grande majorité des cas, c'est incroyablement vrai. Pour avoir vécu une (très) courte histoire avec le meilleur ami de mon frère, je vous le répète, C'EST VRAI. On ne sort pas avec les amis de sa famille. C'est mal. Et surtout, en cas de rupture, c'est fort peu pratique. Mais là n'est pas la question. Moi, je suis une rebelle. J'aime faire des choses qui risquent à tout moment de finir très mal (non, c'est pas vrai, je suis l'équivalent féminin d'une lopette). Donc depuis peu, je sors avec un de mes collègues. Mieux, je sors avec un de mes supérieurs. Il est manager, et sera ici surnommé Bambi (si si, il adore (oupas)). Pour vous obliger à lire la suite de cet article, je pourrais vous dire qu'on est sales, qu'on se tripote devant les clients, que je ne fais plus rien parce que je suis pistonnée et que j'ai droit à tout un tas d'autres avantages liés à mes fréquentations amoureuses dans la haute hiérarchie. Faux. Parce que Bambi et moi, on est particulièrement professionnels (heureusement?). Donc désolée de décevoir les vils curieux malsains que vous êtes, mais hormis quelques regards, quelques insinuations et quelques bisous volés dans les couloirs quand il n'y a rien à faire, nous sommes sages. Incroyablement sages même. Je pense qu'à partir du moment où deux personnes qui sortent et travaillent ensemble, a fortiori quand l'un et le supérieur hiérarchique de l'autre, font preuve d'un minimum de sérieux et de professionnalisme, tout se passe bien. On peut aussi avancer l'argument du "oui mais à force de travailler/vivre/sortir/dormir/manger/respirer ensemble, vous allez finir par vous lasser". Pas forcément. Je vais même vous dire, il y a du bon dans cette situation. Je ne bénéficie d'aucun traitement de faveur (de toute façon, j'en voudrais pas), mais j'aime travailler avec Bambi. C'est drôle. Et puis cliché ou pas, ça me pousse à travailler mieux. Je supporte mal la pression en général, mais savoir qu'il est là, qu'il attend de moi que je travaille mieux, ça me motive. Bon, au début, c'était un peu compliqué. Bambi avait tellement peur que les autres hurlent au passe-droit et au traitement de faveur, qu'il se montrait particulièrement lourd avec moi. Dur aussi. Et comme je viens de vous le dire, je gère mal la pression. Après discussion, j'ai appris qu'en sortant avec lui, je n'avais évidemment droit à aucun avantage (et encore heureux), mais qu'en plus, il voulait que je sois un cran au dessus des autres pour, en quelque sorte, légitimer ma place. Loleuh. Et puis quoi encore? Il a donc fallut que je lui explique calmement que, franchement honnêtement vraiment, ce n'était pas juste, bordel. Il a compris. Ou il a fait semblant. Ensuite, il a remarqué que de toute façon, j'étais assez maniaque et sérieuse pour au moins essayer de faire du bon travail, sans que cela n'ait aucun rapport avec lui. Il se laisse même aller, parfois, à me complimenter. Si si. Paraît qu'on pense de moi que je suis gentille/souriante/sérieuse/bourrée d'humour et de répartie/travailleuse/ponctuelle/pas trop mauvaise. Ok, j'y crois pas vraiment, je ne suis pas satisfaite de mes incroyables performances mais quand même, ça fait plaisir. Et pour ce qui est des comportements inappropriés au travail, je ne vais pas vous dire que parfois, quand je vois Bambi passer avec son air sérieux, sa tenue de manager et son professionnalisme sans borne, je n'ai pas envie de lui sauter dessus. Il porte une cravate bordel! Mais je suis une fille bien qui parvient à réfréner ses envies. Y'a aussi des caméras partout dans le restaurant, ça aide.

 
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Oui, monsieur en profite parfois, quand même. 

Dimanche 29 janvier 2012 à 16:43

 Je remercie l'engouement général dont vous avez fait preuve lors de l'article précédent. Si si. Ca me fait plaisir, vraiment. En attendant, je viens de tomber là-dessus. Bon, on ne va pas repartir dans l'auto-affliction. Je ne vais pas pleurer en vous disant que les enfants sont méchants, que mes années primaire-collège-lycée ont été un enfer et que j'ai cru que ça ne s'arrêterait jamais. Non. Parce que maintenant, je vous emmerde. Maintenant, j'donne des coups de pelle et je casse des dents. Maintenant, j'suis une rebelle.

 
Aujourd'hui est un grand jour. Aujourd'hui, c'est LE jour. Sherlock, j'arrive!


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Mercredi 25 janvier 2012 à 14:50

J'AI VALIDE MA PREMIERE ANNEE DE DROIT MOTHERFUCKER.

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Vendredi 20 janvier 2012 à 15:48

J'ai longtemps cherché comment commencer cet article. Et puis non.
Je ne suis pas morte, rassurez-vous, ni sur le point de l'être. C'est juste qu'il paraît qu'on écrit jamais aussi bien que lorsqu'on est malheureux. Donc je n'ai rien à écrire. Je  n'ai rien à ajouter. Et je ne pensais pas pouvoir dire ça un jour mais je crois qu'il me rend...heureuse.  #MerciMonsieurleManager.

Dimanche 15 janvier 2012 à 3:35

Je suis en période de partiels. Encore. Je suis en vacances d'été dans une semaine. Je suis perdue. Je suis heureuse. Je suis angoissée. J'ai peur. Je devrais réviser, mais comme d'habitude je ne le fais pas, ou peu, ou mal. Je devrais faire les courses, parce que mon alimentation n'est pas très équilibrée en ce moment. Je devrais écrire. J'ai passé la moitié de mes épreuves. Ma relation avec ma mère s'est dégradée, le rideau est tombé et je sais que plus rien ne sera comme avant. Je suis plus sociable aussi. Je travaille au Quick depuis plus d'un mois maintenant, et tout a changé. C'est ça. Tout change en ce moment. Je ne sais pas pourquoi et je n'ai aucune idée de l'endroit où ça va me mener. Je fais des rencontres. Je fais des cadeaux de Noël cette année, ce qui fait que maintenant, je suis pauvre. Je croise des gens tout à fait par hasard dans la rue, et je suis sincèrement contente de les retrouver. J'aime aller boire quelque chose dans un bar avec des amis. Amis que j'arrive à faire rire, parfois. J'aimerais augmenter mon contrat, quand je ne serai plus en période d'essai. Mais je suppose qu'en dépit de mon incompétence chronique, le fait que le directeur veuille me rajouter des heures et me demande de passer la visite médicale est un bon signe. J'espère. Même si je suis malade d'angoisse avant d'y retourner tous les week end, je crois que j'aime vraiment travailler là-bas. Ou travailler tout court. C'est juste que j'aimerais être un peu plus douée pour ce que je fais. Je ne regrette rien, au final. Et je ne regrette personne. Je crois que c'est fini. Une nouvelle aire, tout ça. J'aime écrire un article sans aucune logique, avec tout ce qui me passe par la tête. Je voulais parler d'Intouchables, que je suis allée voir hier. Que j'ai failli ne pas aller voir d'ailleurs. Parce que tout le monde y va, et que je déteste suivre le mouvement et surtout parce que c'est un film français. J'ai une aversion profonde pour le "cinéma" français. Mais j'y suis allée. Et ça aurait été dommage de passer à côté. C'était agréable, léger, drôle et touchant. Je suis restée pour la musique au piano, à la fin. J'ai acheté un Fuel for Life (Diesel) à un prix exorbitant, juste parce que pour une fois, j'avais envie d'être une vraie fille. Je sors plus souvent, ne serait-ce que pour me promener en ville. J'ai fais mes premières lessives à la laverie, pour éviter d'aller chez ma mère, et ça coûte cher. Mes mains sont dans un sale état à cause du travail; et je passe pour une fille bizarre parce que j'aime faire les fermetures plonge. Je pourrais presque croire que je me sens mieux. J'ai découvert, et je suis tombée amoureuse de Nicolas Bedos. Et j'aime toujours autant Stéphane Guillon. Moi, Lucifer a été une grosse déception littéraire. Et j'ai peur. Tellement peur. Tu sais, cette peur qui te saisit le ventre, et qui ne te lâche plus. Et pourtant, je n'ai jamais été aussi...bien? Comme à chaque fois en période de partiels, mon appartement donne l'impression d'avoir subit une attaque d'intrus qui ne font pas la vaisselle et qui aiment entasser des vêtements un peu partout. Le fait que je doive étendre mon linge un peu partout dans l'appartement pour le faire sécher n'arrange rien. Un jour, je le jure, j'investirai dans un étendoir et dans une table à repasser. Je pourrais encore raconter d'autres choses insignifiantes, dans un ordre approximatif, comme maintenant. Mais je devrais sans douter aller me coucher. Au fait, je suis en couple.


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Mercredi 14 décembre 2011 à 0:41

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